RÉFÉRENDUM : ÉQUATION A PLUSIEURS INCONNUES.

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Après la rebuffade de l’assemblée nationale béninoise qui a retoquée les propositions d’amendement sur certains points de la constitution du Benin, le gouvernement prendra-t-il le risque d’un referendum ?

Pour le président talon et son gouvernement la question d’une révision de la constitution tourne désormais à la quadrature du cercle. Le tumulte créer par l’échec des propositions d’amendement de la constitution s’est à peine apaiser que Cotonou bruisse à nouveau d’une rumeur qui risque d’ajouter au climat d’instabilité politique dont les journaux se font ces derniers jours l’échos.

Patrice talon envisagerai la voie référendaire pour faire enfin valider son projet de loi et le voir entrer dans la constitution du pays. Pourtant de nombreux observateurs de la vie politique béninoise estiment qu’un referendum est un luxe que le président talon ne saurait se permettre en ce moment. Dans une atmosphère politique et économique délétère ce referendum risque de tourner très rapidement en un vote sanction pour un président qui se sait honni par une majorité de son propre peuple.

Si dans le camps gouvernementale les consultations politiques vont bon train les députés du bloc de soutient aux actions du président savent que le dernier mot sur la question sera pris au palais de la marina d’où rien ne filtre pour l’instant des réelles intentions du chef de l’état. Les options ne sont pourtant pas nombreuses pur le président, satisfaire aux exigences de certains faucons de son entourage en choisissant la solution référendaire ou tout simplement écouter la voix de la raison et renoncer à un projet politique dont la pertinence en ce moment reste à prouver.

S’il choisi la première option le président sait qu’il doit faire face a des populations en colère mais surtout déçus par ses premières années de mandat. Alors qu’elles s’attendaient a une amélioration drastique de leurs niveaux de vie les béninois et les béninoises ont ces dernières années fait face a un état régulateur a l’extrême dont l’avarice sur le plan social a été pointé du doigt par Christine Lagarde directrice de FMI alors en visite au Benin. Si on garde en perspective l’absence totale de réalisations majeures et l’impression   qu’une chappe de plomb s’est abattu sur le pays réduisant du coup les acquis démocratiques, on comprend aisément que le commun des béninois n’est aucune envie de permettre au président talon de s’offrir une forme de virginité politique en sortant vainqueur d’un processus référendaire dont on connait la portée symbolique à mi parcourt d’un mandat cahoteux.

Pour le gouvernement renoncer à ce projet serait par contre un échec cuisant et le président talon qui désire reformer a tout va perdrait énormément en crédibilité.  Pour talon rien n’est donc simple au moment de prendre une décision capitale pour sa survie politique. Petit à petit patrice talon découvre l’âpreté du combat politique au Bénin surtout quand on a en face de soi une population décidée à ne rien céder de ses acquis démocratiques et sociaux.

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