Sous le feu des critiques, Togbonon brandit malicieusement l’arme de l’assignation en justice

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Accusé de servir de bras exécutant du pouvoir exécutif pour régler des comptes au niveau de la Cour de Répression des Infractions Economiques ( CRIET), Gilbert Togbonon se défend et tente malicieusement de dissuader ses détracteurs en évoquant l’idée future d’une poursuite judiciaire.

A travers une courte interview accordée à l’organe de presse publique La Nation, le procureur spécial de la CRIET a fustigé les commentaires contestataires émis à son égard dans son rôle de zélé. Le magistrat critiqué par d’éminents juristes pour la malheureuse posture qu’il adopte aujourd’hui au niveau d’une Cour qualifiée « d’aberration et d’incongruité judiciaires » promet d’assigner en justice ceux qui le critiquent sur les réseaux sociaux.
« Tous ceux qui ont écrit des choses sur moi sur les réseaux sociaux, qu’ils sachent que je conserve leurs propos quelque part et quand je serai déchargé de mes fonctions, c’est en ce moment-là qu’ils vont faire les frais de procédure et nous allons régler tout cela devant les tribunaux. Le délai de prescription c’est trois ans. Si les faits ne sont pas prescrits, ils n’ont qu’à se préparer à en répondre devant les juridictions », a déclaré Gilbert Togbonnon.
Le magistrat commis à la CRIET dit prendre son mal en patience et faire sortir ses crocs acérés à la fin de sa mission au niveau de l’institution qui s’entête à écouter l’opposant politique Sébastien Ajavon dans une affaire déjà pourtant jugée.

« Je ne ferai pas une guerre d’institution maintenant. Je prends patience. Ceux qui m’ont attaqué personnellement, je conserve leurs propos, je les enregistre, ils sont identifiés et j’attends le jour où je serai déchargé de mes fonctions, car j’ai un nom à défendre. »

Cette opération médiatique apparait comme un moyen détourné pour le procureur de créer la peur et d’émousser les ardeurs dans le rang des activistes.

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