Le franc CFA, bientôt une « ancienne monnaie » ?

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Bamako 16 et 17 février 2019 lancement officiel des États généraux du franc CFA et des Alternatives.

À l’initiative de l’économiste togolais Kako Nubukpo, des « États généraux du F CFA » se sont tenues les 16 et 17 février à Bamako, en marge des rencontres sur les migrations qu’organise Aminata Traoré, l’ex-ministre malienne de la Culture.

Vieux serpent de mer des relations franco-africaines,des spécialistes en économie et des autorités se prononcent, chacun avec sa position sur le Fcfa, sur cette impasse idéologique en prenant soin de proposer une porte de sortie.

Parmi les intervenants, l’Ivoirien Mamadou Koulibaly, le Camerounais Martial Ze Belinga, les Sénégalais Demba Moussa Dembélé et Ndongo Samba Sylla.

« Nous voulons en finir avec l’acronyme CFA qui renvoie quand même aux francs des colonies françaises d’Afrique. Les Américains ne comptent pas en euro, les Européens ne comptent pas en yen et donc il nous faut une monnaie qui puisse renvoyer à notre identité », estime Kako Nubukpo, ancien ministre togolais et grande voix anti-CFA sur le continent.

Pour Mamadou Koulibaly, ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et participant à la rencontre de Bamako :
« Cette monnaie ne permet pas de financer l’investissement risqué, l’investissement de longue période. On finance le bien de consommation, mais pas l’investissement long. Les taux d’intérêt sont plus élevés quand vous êtes un particulier, une entreprise privée, que quand vous êtes l’Etat ou une société du secteur public. »

Dans tous les pays membres de la zone CFA, les organisateurs de la rencontre de Bamako entendent installer des comités de réflexion pour instaurer de manière pacifique un débat citoyen sur le sujet.
#InterAfrique

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